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Un point sur la conjoncture économique de la France en juin 2013 2013-11-05

La croissance de la France

Depuis 2011, la croissance de la France n’a cessé de s’affaisser. Le 14 juin 2013, l’INSEE a publié un rapport sur la situation économique actuelle de le France. L’Insee indique que depuis 2011, l’économie de la France a stagné voir même se dégrader. Effectivement, la France possède une population active importante grâce à l’immigration mais les gains de productivité ont tendance à s’affaiblir. De plus, les chercheurs sont presque à court d’idées sur les innovations qui n’auront plus les mêmes effets que les inventions des précédentes années.

La croissance de l’économie française s’est contractée de 0,2% du PIB par rapport au premier trimestre selon l’Insee. En effet, le taux de chômage a de nouveau augmenté malgré la hausse d’auto-entrepreneurs. Concernant les finances publiques, le budget de l’Etat affiche une hausse de son déficit à fin Mai. Par ailleurs, la réforme des retraites commencent à se dessiner. Le ministre des affaires sociales a affirmé l’option d’allongement de la durée de cotisation afin de garantir la soutenabilité du système français par répartition. Quant aux autres indicateurs macroéconomiques, la consommation des ménages est en baisse de 0,8% quoique les prix à la production affichent également une baisse de 0,3% pour ce même mois.

Concernant le secteur immobilier, les crédits immobiliers accentuent leur rebond quoique la vente de logements neufs soit en baisse de 2,6% par rapport au premier trimestre et que le prix des immobiliers affiche un recul de 5%.

Une reprise solide de la croissance n’est pas encore envisageable. Aussi, l’institut de la statistique a essayé de mesurer une croissance potentielle du pays pour les dix prochaines années à partir de 2015. Mais le résultat laisse peu d’espoir. En effet, selon les prévisions de l’Insee, la croissance potentielle de l’économie française sera aux alentours de 1,5% avec une marge d’erreur de 1,2% à 1,9%. Ce chiffre est nettement inférieur à la croissance observée entre 1994 et 2007 qui s’affichaient à 2,2%.

Certains économistes pensent que le chiffre annoncé par l’Insee est encore trop optimiste. L’économiste Patrick Artus qui est du même avis annonce même une croissance potentielle annuelle entre 0,5% à 0,75%. Et même si on suppose une augmentation sensible du taux d’emploi de la population active en rallongeant l’âge de départ à la retraite, le taux de croissance ne pourra aller que jusqu’à 1%. Selon toujours Patrick Artus, cet écart s’explique par la prise en compte par l’Insee des effets nocifs de la récession de 2012 alors que les chômages de longue durée causés ainsi que les fermetures d’usine pourraient à long terme détruire les facteurs clés capital et travail.

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