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Remboursement de la dette de l’UMP 2013-11-05

Remboursement de la dette de l’UMP

Le partie politique UMP n’a pas réussi à rembourser l’emprunt de 11 millions d’euros contracté ayant servi à financer la campagne électorale de l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy en 2012. Toutefois, quelque 8,3 millions d’euros ont été réunis à l’échéance fixée au 31 juillet 2013. Aussi, les créanciers de l’UMP se sont donc montrés compréhensifs.

Après un accord avec les banques, la trésorière de l’UMP a réussi à obtenir un délai supplémentaire de deux mois c'est-à-dire jusqu’à fin septembre 2013 pour effectuer le remboursement du reste de la dette.

Les responsables de l’UMP même satisfaits d’avoir réussi à réunir cette somme dans un délai si bref reprochent les membres du parti qui n’ont pas contribué au remboursement de la dette. Ainsi Catherine Vautrin prévoit de solliciter de nouveau les 30% de parlementaires concernés à mettre la main à la poche. Par ailleurs, Nadine Morano, une fidèle sarkozyste invite les sympathisants UMP à effectuer un dernier effort pour combler ce trou dans la caisse du parti.

Certains grands élus reprochent Nicolas Sarkozy de ne pas avoir assez contribué au remboursement de la dette de sa partie, contractée pour son compte avec sa participation à hauteur de 7 500 euros. Toutefois, c’est le montant maximum autorisé par la loi qui prévoit un versement maximum de 7 500 euros par les particuliers.

Des propositions s’accumulent donc devant Nicolas Sarkozy pour permettre à sa partie de sortir de cette galère. En effet, l’ancien président possède plusieurs moyens pour contribuer indirectement au redressement financier de l’UMP. Premièrement, il peut faire des dons à hauteur maximale de 7 500 euros aux micros-partis qui gravitent autour de l’UMP. Ainsi, ces petits partis comme Génération France, Le Chêne, ou la Force républicaine pourraient bénéficier de dons de Nicolas Sarkozy destinés par la suite à être reversé à la caisse de l’UMP.

Deuxièmement, il peut voir sa banque pour financer lui-même une partie du prêt de plus qu’il est caution solidaire de l’emprunt. En effet, si l’UMP ne réussit pas à réunir le reste du prêt dans le délai de 2 mois, les créanciers peuvent se tourner vers l’ex-chef de l’Etat. Dans ce cas précis, aucun plafond n’est prescrit pour les sommes à verser. Aussi, la participation de Nicolas Sarkozy pourrait être plus élevée.

Le remboursement total de la dette de l’UMP repose donc sur l’effort qui sera entrepris par chaque membre du parti et plus particulièrement à Nicolas Sarkozy en tant que caution solidaire de l’emprunt.

DIÈTE FINANCIÈRE

Malgré ces difficultés, copéistes et fillonistes se réjouissent de voir, neuf mois après une crise qui avait scindé l'UMP en deux, les troupes se ressouder autour d'un but commun : sauver le parti. Et tous assurent que cela a aussi permis d'engranger de nombreuses nouvelles adhésions – on avance le chiffre de 45 000 nouveaux membres, qui, le hasard faisant bien les choses, permet à l'UMP de dépasser la barre des 200 000 encartés. Reste qu'avec le report du remboursement de sa dette à fin septembre, l'UMP n'a pas fini sa diète financière. Les économies se font déjà ressentir avec l'annulation de la caravane des plages ainsi que des universités d'été. Ces dernières seront remplacées par des réunions régionales ou départementales, financées directement par les fédérations concernées. Autre exemple, les journées parlementaires de l'UMP, initialement prévues sur deux jours à Saint-Raphaël (Var), auront finalement lieu sur une journée... à l'Assemblée nationale. "Jean-François Copé a fait le choix d'une gestion en bon père de famille", justifie un des soutiens du président de l'UMP. Dette de l'UMP : Sarkozy peut-il mettre la main à la poche ? La course aux dons s'arrête mercredi pour l'UMP, qui doit rembourser avant le 31 juillet l'emprunt contracté lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Le rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne a privé le parti du financement de l'Etat – soit un manque à gagner de 11 millions d'euros –, le plongeant dans de graves difficultés financières. La souscription nationale lancée par Jean-François Copé a permis de récolter en un peu moins d'un mois plus de 8,3 millions d'euros auprès de sympathisants et de militants, mais il reste encore plus de 2 millions d'euros à trouver. La question se pose désormais : qui va éponger la dette ? LA CAUTION SARKOZY Certains à l'UMP aimeraient d'ailleurs qu'il mette davantage la main à la poche : "L'exercice réalisé par Nicolas Sarkozy est gonflé, balance un député UMP. Il a, pour le moins, géré la campagne avec légèreté. Il nous plante, et puis il revient jouer les sauveurs avec 7 500 euros en donnant des leçons de bonne conduite à Fillon et Copé. C'est une opération de com' culottée pour laquelle il enfile le costume de la victime et où il se la joue solidaire. En résumé, il se fout de notre gueule." Et de glisser une suggestion : "La loi prévoit que les dons aux partis politiques sont limités à 7 500 euros par personne physique. Donc rien n'interdit à Carla de mettre un peu la main à la poche." L'UMP DEVRAIT SE DÉBROUILLER S'il est peu probable que l'ancien chef de l'Etat rembourse la dette de son parti, plusieurs autres solutions s'offrent à l'UMP. "Le parti peut demander à la banque de rééchelonner sa dette sur plusieurs années, pour procéder au remboursement, explique Jean-Christophe Ménard. L'UMP, voire Nicolas Sarkozy, peuvent également contracter un nouvel emprunt pour payer la dette." M. Ménard souligne par ailleurs que l'UMP possède des biens immobiliers comme son siège à Paris dans le 15e arrondissement, qui pourraient être hypothéqués, ou cédés. L'UMP peut également lancer un nouvel appel à ses sympathisants pour essayer de récolter des dons supplémentaires. Mais les souscriptions nationales sont encadrées par la loi et l'UMP aura l'obligation in fine de détailler l'utilisation de cet argent aux donateurs qui en feront la demande. L'infinie reconnaissance" de Sarkozy aux donateurs de l'UMP Le Point.fr - Publié le 30/07/2013 à 15:06 - Modifié le 30/07/2013 à 20:35 Les mauvaises langues diront que c'est bien la moindre des choses. Comme l'a révélé ce mardi Le Parisien, Nicolas Sarkozy a écrit une lettre de remerciement aux nombreux donateurs qui ont pris part au "Sarkothon". Cette levée de fonds, faite dans l'urgence, avait pour objectif d'aider l'UMP à combler un déficit de 11 millions d'euros, après l'invalidation des comptes de campagne du candidat Sarkozy par le Conseil constitutionnel. Plus de 8 millions d'euros ont été rassemblés avant la date limite de remboursement du 31 juillet, qui devrait être repoussée selon le parti.

Dans ce message, qui va être envoyé par courriel dans la journée aux 100 000 donateurs décomptés jusqu'à présent, l'ex-président de la République exprime son "infinie reconnaissance". "Je voulais vous témoigner personnellement ma gratitude pour le don que vous avez eu la gentillesse d'effectuer", s'épanche-t-il, lui qui a contribué à rembourser le trou qu'il a causé à hauteur de 7 500 euros. "Un effort supplémentaire" n'aurait pas été de trop, a d'ailleurs tancé le député Bernard Debré.

L'UMP obtient deux mois supplémentaires pour régler sa dette

Le Point.fr - Publié le 30/07/2013 à 19:03 - Modifié le 31/07/2013 à 10:37 À la veille de l'échéance de remboursement initialement fixée, l'UMP a obtenu mardi auprès des banques un délai supplémentaire de deux mois pour régler sa dette de 11 millions d'euros née de l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Le 4 juillet, dès l'annonce de la décision du Conseil constitutionnel, le parti avait lancé une souscription qui s'est avérée un succès. Mardi, soit vingt-six jours plus tard, près de 80 % des 11 millions avaient été récoltés. Au point que l'ancien président a tenu à remercier par écrit les nombreux donateurs, les assurant de sa "gratitude" pour leur "geste de solidarité et de fidélité".

"Par votre précieux soutien, vous manifestez votre attachement à notre famille politique et, bien au-delà, au pluralisme et à la nécessité de préparer l'alternance au socialisme. Cette épreuve renforcera nos convictions et l'action de notre famille politique", leur a écrit M. Sarkozy, dans ce courrier révélé par Le Parisien. Selon Catherine Vautrin, la trésorière du parti, un accord a abouti avec les banques créancières (essentiellement la Société générale) pour repousser de deux mois, au 30 septembre, l'échéance du règlement de la totalité de la dette. "À ce jour, nous avons récolté 8,66 millions d'euros. Avec 101 135 dons, cela fait une moyenne de 86 euros par personne", a-t-elle dit.

Lire aussi : "L'infinie reconnaissance" de Sarkozy aux donateurs de l'UMP

Les responsables de l'UMP ont bon espoir de rassembler la totalité de la somme due aux banques. Après un nouvel appel aux dons de Jean-François Copé, vendredi dernier, environ 700 000 euros avaient été rassemblés au cours du week-end. "C'est un sursaut de solidarité exceptionnelle !" a affirmé Brice Hortefeux, président de l'association Les amis de Nicolas Sarkozy. Il y a vu le résultat combiné de "l'extraordinaire capacité d'attraction et de mobilisation que suscite" l'ancien président dans son camp et de "l'organisation de l'UMP par M. Copé". Benoist Apparu, député UMP de la Marne, a également comparé ce succès à "une preuve de soutien" à l'ancien chef de l'État. "Ça veut dire qu'aujourd'hui, celui qui garde le leadership principal à droite est encore Nicolas Sarkozy, bien évidemment", a dit le député proche d'Alain Juppé pour qui l'ex-président de la République demeure "le meilleur candidat (à droite) pour 2017".

"Un dernier effort"

L'écho accordé à la souscription a irrité Harlem Désir, premier secrétaire du PS. "L'UMP n'est pas en faillite, il y a beaucoup de communication autour de tout cela", a-t-il dit mardi sur BFM TV/RMC. Quatre jours après l'invalidation de ses comptes de campagne 2012, Nicolas Sarkozy était sorti de sa réserve en se rendant le 8 juillet au siège de l'UMP afin d'apporter son "soutien" à un parti financièrement mal en point depuis les dernières élections législatives et la fonte de sa dotation publique de 35 à 19 millions environ.

assurent que cela a aussi permis d'engranger de nombreuses nouvelles adhésions – on avance le chiffre de 45 000 nouveaux membres, qui, le hasard faisant bien les choses, permet à l'UMP de dépasser la barre des 200 000 encartés.

Reste qu'avec le report du remboursement de sa dette à fin septembre, l'UMP n'a pas fini sa diète financière. Les économies se font déjà ressentir avec l'annulation de la caravane des plages ainsi que des universités d'été. Ces dernières seront remplacées par des réunions régionales ou départementales, financées directement par les fédérations concernées.

Autre exemple, les journées parlementaires de l'UMP, initialement prévues sur deux jours à Saint-Raphaël (Var), auront finalement lieu sur une journée... à l'Assemblée nationale. "Jean-François Copé a fait le choix d'une gestion en bon père de famille", justifie un des soutiens du président de l'UMP.

Dette de l'UMP : Sarkozy peut-il mettre la main à la poche ?

La course aux dons s'arrête mercredi pour l'UMP, qui doit rembourser avant le 31 juillet l'emprunt contracté lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Le rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne a privé le parti du financement de l'Etat – soit un manque à gagner de 11 millions d'euros –, le plongeant dans de graves difficultés financières.

La souscription nationale lancée par Jean-François Copé a permis de récolter en un peu moins d'un mois plus de 8,3 millions d'euros auprès de sympathisants et de militants, mais il reste encore plus de 2 millions d'euros à trouver. La question se pose désormais : qui va éponger la dette ?

LA CAUTION SARKOZY

Certains à l'UMP aimeraient d'ailleurs qu'il mette davantage la main à la poche : "L'exercice réalisé par Nicolas Sarkozy est gonflé, balance un député UMP. Il a, pour le moins, géré la campagne avec légèreté. Il nous plante, et puis il revient jouer les sauveurs avec 7 500 euros en donnant des leçons de bonne conduite à Fillon et Copé. C'est une opération de com' culottée pour laquelle il enfile le costume de la victime et où il se la joue solidaire. En résumé, il se fout de notre gueule." Et de glisser une suggestion : "La loi prévoit que les dons aux partis politiques sont limités à 7 500 euros par personne physique. Donc rien n'interdit à Carla de mettre un peu la main à la poche."

L'UMP DEVRAIT SE DÉBROUILLER

S'il est peu probable que l'ancien chef de l'Etat rembourse la dette de son parti, plusieurs autres solutions s'offrent à l'UMP. "Le parti peut demander à la banque de rééchelonner sa dette sur plusieurs années, pour procéder au remboursement, explique Jean-Christophe Ménard. L'UMP, voire Nicolas Sarkozy, peuvent également contracter un nouvel emprunt pour payer la dette." M. Ménard souligne par ailleurs que l'UMP possède des biens immobiliers comme son siège à Paris dans le 15e arrondissement, qui pourraient être hypothéqués, ou cédés. L'UMP peut également lancer un nouvel appel à ses sympathisants pour essayer de récolter des dons supplémentaires. Mais les souscriptions nationales sont encadrées par la loi et l'UMP aura l'obligation in fine de détailler l'utilisation de cet argent aux donateurs qui en feront la demande.

L'infinie reconnaissance" de Sarkozy aux donateurs de l'UMP

Le Point.fr - Publié le 30/07/2013 à 15:06 - Modifié le 30/07/2013 à 20:35 Les mauvaises langues diront que c'est bien la moindre des choses. Comme l'a révélé ce mardi Le Parisien, Nicolas Sarkozy a écrit une lettre de remerciement aux nombreux donateurs qui ont pris part au "Sarkothon". Cette levée de fonds, faite dans l'urgence, avait pour objectif d'aider l'UMP à combler un déficit de 11 millions d'euros, après l'invalidation des comptes de campagne du candidat Sarkozy L'ancien chef de l'État en avait surtout profité pour délivrer, devant les principales personnalités et cadres de l'UMP, un discours très politique, tout en se défendant d'effectuer sa "rentrée politique". Un vrai faux retour qui avait fortement déplu à François Fillon, candidat à la primaire pour la présidentielle de 2017. François Fillon n'en a pas moins versé sa part (1 000 euros), à l'instar de "70 % des parlementaires UMP", selon Catherine Vautrin.

Le député filloniste Bernard Debré (qui a donné 2 500 euros mardi) a estimé de son côté que "Sarkozy aurait pu faire un effort supplémentaire" et verser davantage que 7 500 euros, le plafond autorisé, puisqu'il était" caution solidaire" de l'emprunt aux banques. "Impossible", répond-on à l'UMP. "Pour qu'il donne davantage qu'un simple particulier, il aurait fallu que l'UMP se déclare défaillante. Ce qui n'est pas le cas."

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